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Congrès de l'ANEM : l'inquiétude des élus de montagne pour les écoles et les bureaux de poste

Vendredi, 24 Octobre 2008

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Dépêche AFP

 

Les élus de montagne, rassemblés depuis jeudi jusqu'à samedi à Saint-Flour (Cantal) pour leur 24e congrès annuel, se sont dits inquiets pour leurs écoles et bureaux postaux, menacés de fermeture dans un contexte de "dérégulation et de pénurie budgétaire".

"Dans la période actuelle de dérégulation et de pénurie budgétaire, les territoires les plus fragiles, comme la montagne, sont les premiers à payer les pots cassés", a déclaré vendredi à l'AFP François Brottes, député-maire de Crolles (Isère) et président sortant de l'Association nationale des élus de montagne (Anem).

"Vu le nombre des suppressions de postes prévus dans l'Education nationale, on ne peut qu'être très inquiets pour nos écoles", a-t-il indiqué, estimant que que "les élus de montagne ont de plus en plus le sentiment d'être abandonnés".

"De plus, la Poste fait tout ce qu'elle peut pour maintenir une présence postale, mais le changement de statut risque de casser ce délicat équilibre", a-t-il ajouté.

"Que deviendront les partenariats passés entre les mairies et la Poste pour mettre en place des agences postales communales? Un statut d'entreprise privée impliquerait l'obligation de passer par des appels d'offre, et remettrait en cause tout le système", selon lui.

Selon la direction de la Poste, présente au Congrès, "le changement de statut ne devrait pas poser de problème juridique pour les presque 5.000 agences et relais postaux communaux".

"Si problème il y avait, la question sera forcément réglée par les parlementaires", a-t-on ajouté de même source.

"Ces dernières années, on sentait un regain d'intérêt pour les zones montagnardes, car les gens sont attirés par la qualité de vie", renchérit Henri Nayrou, député socialiste de l'Ariège et nouveau président de l'Anem.

"Mais comment voulez-vous que les jeunes reviennent au pays, si il n'y a plus d'école, plus de services publics?", a-t-il déclaré, soulignant que la révision générale des politiques publiques (RGPP), visant depuis juin 2007 à rationaliser les services publics, risque de toucher l'Education nationale, mais aussi les tribunaux, les hôpitaux, l'armée, la gendarmerie, etc.

 

 

Entretiens croisés F. Brottes / P. Hérisson : Quel avenir pour la Poste?, Pour la montagne

Le site de l'ANEM (Association Nationale des Elus de la Montagne)