Réforme des crédits à la consommation : "non assistance à personne en danger"

Discussion générale
François Brottes (PS) a accusé le gouvernement de "non assistance à personne en danger". Selon lui, "le retard pris dans cette réforme du crédit à la consommation est criminel".
"Je veux vous dire ma colère, madame la ministre, lorsque les bonus distribués par les banques se calculent toujours en milliards d’euros, même après la crise et après le soutien public aux banques, alors que, dans le même temps, nos concitoyens les plus dans la galère sont les plus sollicités pour dégager des profits bancaires. Je pense que nous atteignons là le seuil de l’indécence absolue !
Votre intention de moraliser tout cela est certainement sincère. Je ne la mets pas en doute. Mais l’ambition de votre texte est timorée. Celui-ci crée l’illusion de protéger les consommateurs, mais en aucun cas l’ambition de votre réforme n’est à la hauteur pour limiter les abus qui mènent au surendettement et à la misère, pour responsabiliser ceux qui poussent à la faute.
Nous avons collectivement la responsabilité d’agir ensemble, sur tous ces bancs, pour arrêter le massacre que génère le crédit revolving. C’est une loi pour la dignité et pour la survie dont nous avons besoin."
Crédit revolving : une loi pour éviter les abus, La Dépêche.fr








