Fin des travaux des groupes du Grenelle de l'Environnement : pour François BROTTES le temps des élus ne doit pas être occulté

Auditionné, mardi 25 septembre, par le comité de suivi du Grenelle de l'Environnement de l'Assemblée nationale en tant que représentant de l'Association des maires de France au groupe de travail n°6 dédié aux « modes de développements écologiques favorables à la compétitivité et à l'emploi », François Brottes a fait part de son inquiétude sur le traitement qui sera fait des propositions émises dans le cadre du Grenelle, appelant de ses voeux un « temps des élus ».
Se félicitant de la qualité des nombreuses propositions émises, du travail fourni par les divers participants du Grenelle et de l'unanimité faite autour de la nécessité d'agir pour l'environnement, le député a constaté qu'à ce stade les idées et les concepts n'ont été que peu confrontés aux contraintes externes, juridiques, financières ou pratiques.
A cet égard, il juge que les responsables politiques, élus locaux ou représentants de la nation chargés du vote et de l'application de la loi, ont un rôle essentiel à jouer pour favoriser la mise en oeuvre de mesures concrètes.
Si un débat sur le Grenelle doit avoir lieu à l'Assemblée nationale puis au Sénat, les 3 et 4 octobre prochains, celui-ci intervient à contre temps : soit trop tard, puisque les six groupes de travail du Grenelle auront déjà rendu leurs propositions finales le 27 septembre, soit trop tôt, puisque la consultation du public (dont les parlementaires) aura à peine débuté, et le Gouvernement pas encore déterminé les mesures finales qu'il aura retenues.
Pour le député de l'Isère, responsable PS à la commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire de l'Assemblée nationale, si le temps des élus ne succède pas au temps de la réflexion, la montagne risque d'accoucher d'une souris.
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