Bilan de santé de la PAC : Audition de Michel BARNIER, ministre de l'Agriculture et de la pêche
Auditionné par la commission des affaires économiques ainsi que la Délégation pour l'Union européenne mardi 25 mars, le ministre a notamment répondu aux interrogations de François Brottes :
"Restera-t-il dans le monde agricole une place pour les structures les plus vulnérables ? S'il importe en effet d'avoir un « premier pilier » fort afin de garantir la mission économique de l'agriculture, tout ne se résume pas à des considérations financières. Quel sera le sort de l'agriculture biologique en présence d'OGM ? Quel sera celui des abeilles alors que l'utilisation de certains insecticides se révèle désastreuse ? Celui de l'agriculture de montagne si les quotas laitiers disparaissent ? Celui de la biodiversité si les jachères sont supprimées ? Il convient plus que jamais de « veiller au grain » sur un plan règlementaire."
Ce à quoi le ministre a répondu que la garantie de l'emploi agricole de manière équilibrée sur tout le territoire serait assurée "au moyen d'un soutien de la production laitière dans les zones fragiles, d'une aide forte à la production ovine, d'un maintien du couplage de la PMTVA ou du moins d'une part couplée importante, et d'une politique de développement de l'agriculture durable, sans oublier un soutien par tous les moyens à la recherche tant privée que publique, sur les OGM ou les pesticides, par exemple. À cet égard, une évaluation des conséquences de l'introduction de l'insecticide Cruiser sera conduite dans plusieurs régions avec les apiculteurs. Si le moindre doute apparaît, l'autorisation de mise sur le marché sera retirée. "
Ces dernières questions étaient vouées à être abordées à l'occasion du projet de loi relatif aux OGM, en discussion mardi 1er avril à l'Assemblée nationale.







