Sauver les banques de la faillite d'accord, protéger les Français de la récession c'est mieux

François Brottes explique pourquoi les socialistes se sont abstenus hier lors du vote du projet de loi de finances rectificative pour le financement de l'économie qui prévoit, notamment, de consentir, avec la garantie de l'État, des prêts aux établissements de crédit pour refinancer leurs activités.
"En responsabilité, on ne fait pas obstacle à un plan de secours qui est technique et nécessaire, donc on ne votera pas contre.
Pour autant, le fait de laisser passer la bouée ne nous oblige ni à cautionner les raisons du naufrage, ni ses conséquences à venir.
L'appel à l'unité nationale est une invitation de la droite pour s'exonérer de ses responsabilités et nous prendre en otage pour la suite.
Le plan d'urgence gère l'urgence de l'incendie, il ne propose aucune modification de la politique très injuste en vigueur (pas de relance de la consommation, paquet fiscal maintenu, pas de volontarisme en matière d'éducation, de recherche ou d'industrie, abandon des services publics...).
Le Président Sarkozy ne peut se dédouaner ou se racheter une conduite à si bon compte.
De plus, si la finance est « capitale », les volontarismes économique et social ne doivent pas être zappés.
C'est à nous d'exiger que le volontarisme d'Etat, tellement décrié par la droite libérale, ne serve pas qu'à sauver le crédit et les grands financiers...les salariés, les chômeurs, les retraités ne font pas l'objet de la même considération."
F. Brottes







