La question sur la notoriété et le cumul selon François BROTTES
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Nous avons demandé à François Brottes si ses différents mandats _ député, maire et président de la nouvelle Communauté de communes du Grésivaudan _ ne l'avaient pas installé, comme certains adversaires du cumul des mandats le disent, à la tête d'une baronnie iséroise ? Et si, lui qui a quand même été élu par Paris-Match "premier de la classe de l'Assemblée nationale", ne pâtissait pas d'un manque de notoriété sur son propre territoire ? Il répond :
« Une baronnie ? Honnêtement je ne crois pas. Si j'ai été choisi pour être le président de la nouvelle communauté de communes, c'est parce que j'étais en capacité de rassembler.
Il fallait quelqu'un, je m'y suis collé. Mais je n'ai pas vocation à rester président toute ma vie. La succession viendra en son temps, se fera en douceur, car le bébé est encore fragile. »
Et la notoriété alors ?
« C'est vrai que j'échappe au strabisme grenoblo-grenoblois, puisque je suis dans des terres, disons, un peu éloignées. Je n'ai pas non plus les moyens d'avoir un cabinet qui s'occupe des relations avec la presse. Tout cela fait que je suis moins connu que Michel Destot, André Vallini ou Didier Migaud.
D'ailleurs,
je me souviens qu'un jour, Raymond Forni m'avait lancé : "Ah toi aussi, tu es de l'Isère..."
Mais je crois que mon travail est reconnu, à l'Assemblée et en Isère. Le reste ne me manque pas. »
Propos recueillispar Èv. M.







