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"L'Etat doit donner une direction à EDF"

Mercredi, 25 Novembre 2009

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Interview Challenges.fr Le député PS François Brottes, spécialiste des questions énergétiques, revient sur les enjeux de la nomination d'Henri Proglio à la tête d'EDF, qui devient définitive mercredi.

 

Le conseil des ministres officialise mercredi la nomination à la tête d'EDF d'Henri Proglio, le P-DG de Veolia, qui gardera la présidence non-exécutive de cette société. En quoi ce cumul vous choque-t-il ?

- Pour nous, il n'est tout simplement pas possible qu'il puisse cumuler les deux fonctions sur la longueur, cela serait indécent. On peut comprendre qu'il y ait besoin d'une période de transition face à une succession qui est arrivée plus vite qu'elle n'était anticipée, mais seulement pour quelques semaines.
Il faut mettre fin à ce mélange des genres: on ne doit pas interdire les parcours de l'univers privé à l'univers public, mais soulever clairement les conflits d'intérêt qu'ils peuvent poser.

Une proposition de loi sénatoriale en ce sens a d'ailleurs été votée la semaine derrnière, mais fait débat: est-ce à l'Agence des participations de l'Etat ou à la commission de déontologie de se prononcer ?

- Je ne vois pas tellement l'APE gérer cela, car elle s'occupe davantage de ce qui est rentable pour l'Etat que des questions morales. Il vaut mieux laisser les questions de déontologie aux instances dont c'est l'objet premier.

Dans le cadre de sa nomination, les députés ont auditionné Henri Proglio le 27 octobre, à huis clos. Comprenez-vous que ce détail ait pu choquer ?

 

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