Créer un PDF Recommander Imprimer

Hausse des tarifs du gaz : ou comment le Gouvernement s'en lave les mains

Jeudi, 25 Mars 2010

gdf-suez

Communiqué de presse de François Brottes, co-président du groupe Energies

 

Avec une hausse du gaz de près de 10% au 1er avril, ce sont les 10 millions de Français utilisant cette énergie pour la cuisine, l'eau chaude et le chauffage qui feront les frais d'un enrichissement sans cause de l'opérateur privé Gdf-Suez.

Le 24 février dernier, François Brottes, premier vice-président du groupe SRC et co-président du groupe Energies de l'Assemblée nationale, avait dénoncé la double supercherie d'une telle hausse lors des questions d'actualité :

  • Désormais, c'est Gdf-Suez qui décide des mouvements tarifaires du gaz qui n'a plus grand chose de réglementé, puisque le Gouvernement a choisi, à la veille de Noël dernier, de ne plus rien décider ni contrôler et de laisser toute liberté à Gdf-Suez pour demander de nouvelles hausses des tarifs du gaz.

  • Pire, le prix du gaz sur les marchés baissent depuis plusieurs mois, alors que son prix de vente aux consommateurs reste indexé sur les prix du pétrole; ainsi, Gdf-Suez achète moins cher tout en vendant son gaz plus cher aux consommateurs.

Ainsi, en pleine crise du pouvoir d'achat et de banqueroute des finances publiques, ce sont les actionnaires privés de Gdf-Suez qui s'enrichissent sans cause sur le dos des consommateurs, scellant la fin du service public du gaz amorcée par la privatisation de l'opérateur en juillet 2008.

L'Etat ne peut ainsi se laver les mains de la fixation des tarifs de l'énergie, à l'heure où le soutien au pouvoir d'achat devrait être une priorité nationale, et où les défis de la politique énergétique appellent au contraire un Etat fort.